République Démocratique du Congo

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sur la RDC

Cadre légal

 

Principales régions affectées par l’insécurité

 

La République démocratique du Congo s'étend de l'Océan Atlantique au plateau de l'Est, et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo, véritable colonne vertébrale du pays. Elle a une superficie de 2.345.409 km2 et passe pour le deuxième pays le plus vaste pays d'Afrique, après l'Algérie. Il s'étend de l'océan Atlantique au plateau de l'Est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo. Le Nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, l’Est du pays borde le grand rift est-africain, domaine des montagnes, des collines, des Grands Lacs d’Afrique mais aussi des volcans.

Le Fleuve Congo donne au pays son seul accès à l'océan Atlantique dans la ville portuaire de Banana 

Depuis juin 2015, la République démocratique du Congo est passée de onze [11] à vingt-six provinces [26]. Il s’agit de :

La partie orientale de la République démocratique du Congo comprend trois provinces (Nord Kivu, Sud Kivu et Ituri). Lesdites provinces sont en proie à l’insécurité devenue récurrente sont assiégées par un nombre important des groupes armés nationaux et étrangers qui s’adonnent à l’exploitation irrégulière des ressources minières présentes sur le sol congolais.

Les violations des droits de l'homme, – résultat des conflits armés – en particulier des enfants et des femmes, ont eu des répercussions très profondes au sein des populations. Ainsi, en 2002, 80 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 $ par jour et, en 2013, c'est 87,7 % de la population qui vit en dessous du seuil de pauvreté fixé à 1,25 $ par jour. Près de 44 % des femmes et environ 22 % des hommes n’ont aucun revenu.  

 Les disparités régionales sont très fortes : les populations de l’Est du pays vivaient en moyenne avec 32 dollars par an et par habitant alors que celles du Sud disposaient de 138 dollars et celles de la province de Kinshasa de 323 dollars - dix fois plus qu’à l’est. La pauvreté se manifeste aussi par la malnutrition qui touche entre 30 et 50 % des femmes et des enfants. Au total, 16 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. Cette situation a engendré la formation de nombreux groupes vulnérables (réfugiés, orphelins, enfants déscolarisés ou enfants soldats) qui manquent de soins et de nourriture

Les différentes communautés ethno-linguistes

La richesse ethnolinguistique de la RDC représente un patrimoine culturel inestimable. Sa gestion équilibrée est cruciale pour le développement harmonieux et la stabilité du pays. La République Démocratique du Congo (RDC) est un pays extrêmement diversifié, tant sur le plan des communautés que linguistique. On y dénombre plus de 250 communautés répartis sur une vaste étendue géographique. Cette diversité est marquée par la présence d'une multitude de langues et dialectes, bien que plusieurs langues principales jouent un rôle prépondérant dans la communication et la culture nationale.  

 

Les quatre langues nationales 

La RDC reconnaît quatre langues nationales principales qui, bien qu'elles ne soient pas les langues officielles (le français étant la langue officielle), servent d’outils de communication dans différentes régions du pays. Ces langues sont liées à certaines communautés dominantes :  

Lingala : Originaire de la région de l'Équateur, cette langue bantu est associée historiquement aux peuples Ngala, mais elle a été adoptée et largement diffusée, notamment à travers l'armée et les médias. Elle est aujourd'hui largement parlée à Kinshasa, la capitale, et dans les provinces du nord et du nord-ouest du pays. 

Kikongo (ou Kikongo ya Leta) : Langue des peuples Bakongo, le Kikongo est principalement parlé dans les provinces du Kongo-Central, ainsi que dans certaines régions de l'ouest de la RDC. Cette langue est intimement liée à l'histoire du royaume Kongo, un ancien empire puissant qui englobait une partie de l'actuelle RDC, de l'Angola et du Congo-Brazzaville.

 Swahili : Langue véhiculaire dans l'est et le sud-est de la RDC, elle est utilisée par les groupes tels que les Bembe, Shi, Hutu, et autres communautés de l'est. C'est une langue de communication très importante dans les échanges commerciaux, en particulier dans des villes comme Goma, Bukavu, et Lubumbashi. Elle est aussi influencée par le Kiswahili d'Afrique de l'Est.

Tshiluba : Langue des Luba, l'un des plus grands groupes ethniques de la RDC. Elle est surtout parlée dans les provinces du Kasaï oriental et occidental. Cette langue reflète l’influence culturelle des royaumes Luba qui ont joué un rôle historique dans la région. 

 

Principales communautés  

 Les communautés en RDC sont souvent classées en grandes famille linguistiques, et certaines des plus importantes incluent :

Les Bantu : Il s'agit de la plus grande famille linguistique du pays. Elle comprend plusieurs sous-groupes :

Les Luba : Essentiellement situés dans les provinces du Kasaï et du Katanga. Ils sont connus pour leur organisation sociale avancée et l'influence historique du Royaume Luba.

Les Kongo : Peuple du Kongo-Central, ayant joué un rôle central dans l'histoire précoloniale avec le Royaume du Kongo.

Les Mongo : Concentrés dans la région de l’Équateur, ils sont l’un des groupes les plus nombreux du pays, avec de nombreuses sous-branches ethniques.

Les Havu, Shi et autres groupes du Sud-Kivu : Situés à l'est du pays, notamment dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu.

 

Les Nilotiques et Soudanais :

Ils sont principalement localisés dans la partie nord-est du pays, notamment dans les provinces comme le Haut-Uele et l'Ituri. Parmi eux, on trouve les Alur, Lugbara, Mangbetu, et d'autres groupes plus petits.

 

Les Pygmées (Aka, Mbuti et Twa) :

Ce sont des peuples autochtones de la forêt équatoriale, souvent marginalisés. Ils vivent principalement de la chasse et de la cueillette, dans des régions comme les forêts de l'Équateur et de l'Ituri. Leur langue est différente des langues bantoues majoritaires, et leurs pratiques culturelles sont spécifiques à leur mode de vie traditionnel en forêt.

Les acteurs et les mécanismes non étatiques

Plus de 120 groupes armés contribuent à une insécurité prolongée dans l’Est de la RDC. La violence qu’ils causent a entrainé le déplacement forcé de millions de personnes. Ces groupes armes ont des intérêts et objectifs variés. Leur prolifération résulte de 25 ans de conflit pour le contrôle de la terre et de ressource, le pouvoir politique et coutumier, le tout renforce par l’ingérence étrangère. Les élites militaires sont par ailleurs minimisées dans ce conflit et les économies qu’il produit, créant une crise de gouvernance. L’État congolais est le point d’entrée de la réforme qui s’impose. 

 

Région d’ITURI 

Ci – après, l’illustration de la cartographie des groupes armés présents en Ituri. Tous les territoires de la Province de l’Ituri subissent l’activisme des groupes armés locaux et étrangers y compris le territoire de Mahagi bien que n’ayant pas de groupes armés locaux :

 

Province du Sud KIVU 

 

Le Sud Kivu comprend soixante groupes armés répartis dans les six territoires : Uvira, Fizi, Mwenga, Kalehe, Shabunda et Kabare.

Acteurs et institutions étatiques

Architecture générale de la sécurité

Institutions de sécurité

Contrôle des armes légères

 

Agence nationale de renseignements

Forces armées de la RDC

 

Police nationale du Congo

Système pénitentiaire

Assistance internationale

MONUSCO