SSR’s Most Daunting Detractors in Sudan by Professor Medhane Tadesse

 

SSR’s Most Daunting Detractors in Sudan.

ENG 

Abstract: Sudan is now at war, with two rival armies determined to finish each other. Disagreements over the nature, timing and conduct of Security Sector Reform/SSR/ has often been blamed for the war. But realities on the ground don’t support that. For one thing, SSR has never been seriously attempted in Sudan. Second, external actors have never been interested in making SSR a priority. Third, intergovernmental institutions and Western governments particularly the European Union worked against SSR by supporting a militia force and repurposed security sector programmes to its own hard security interests. Lastly, new, “middle and meddling” powers made sure that SSR and political transition should not take root in Sudan, even it must be defeated. However, the most ominous role has been played by Western powers. Driven by short term security interests, influence peddling, and ideological decay Western powers mainly the Europeans were at least as important as the country’s official political and military leaderships in frustrating SSR and democratic transition in Sudan. This is symptomatic of SSR getting increasingly little or zero attention in international policy making, a harbinger of a broader, long-term trend in which Western powers abandon SSR policy agendas-even at the level of rhetoric- and work with and support all types of security actors in Africa from a new standing. Nonetheless, the crisis of Sudanese security institutions is rooted in a longer-standing history and rapid national and regional political shifts in recent years. 

This article, written by Professor Medhane Tadesse, Member of the ASSN Executive Committee, National Coordinator for the “Just Future” project in South Sudan, is available here: : https://bit.ly/ASSN59 

FR

Résumé : Le Soudan est aujourd’hui en guerre, avec deux armées rivales déterminées à en finir l’une avec l’autre. Les désaccords sur la nature, le calendrier et la conduite de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) ont souvent été accusés d’être à l’origine de la guerre. Mais les réalités du terrain ne le confirment pas. Tout d’abord, la RSS n’a jamais été sérieusement tentée au Soudan. Deuxièmement, les acteurs extérieurs n’ont jamais souhaité faire de la RSS une priorité. Troisièmement, les institutions intergouvernementales et les gouvernements occidentaux, en particulier l’Union européenne, se sont opposés à la RSS en soutenant une milice et en réorientant les programmes du secteur de la sécurité en fonction de leurs propres intérêts en matière de sécurité. Enfin, de nouvelles puissances, « intermédiaires et ingérantes », ont veillé à ce que la RSS et la transition politique ne prennent pas racine au Soudan, voire à ce qu’elles soient réussies. Toutefois, ce sont les puissances occidentales qui ont joué le rôle le plus inquiétant. Poussées par des intérêts sécuritaires à court terme, des trafics d’influence et une décadence idéologique, les puissances occidentales, principalement les Européens, ont joué un rôle au moins aussi important que les dirigeants politiques et militaires officiels du pays dans l’échec de la réforme du secteur de la sécurité et de la transition démocratique au Soudan. Cette situation est symptomatique de l’attention de plus en plus faible, voire nulle, accordée à la RSS dans l’élaboration des politiques internationales. Elle est le signe avant-coureur d’une tendance plus large et à long terme selon laquelle les puissances occidentales abandonnent les programmes politiques de RSS – même au niveau de la rhétorique – et collaborent avec tous les types d’acteurs de la sécurité en Afrique et les soutiennent à partir d’une nouvelle position. Néanmoins, la crise des institutions de sécurité soudanaises trouve son origine dans une histoire plus ancienne et dans les changements politiques rapides survenus ces dernières années aux niveaux national et régional.

Cet article, rédigé par le professeur Medhane Tadesse, membre du Comité exécutif de l’ASSN, coordinateur national du projet “Avenir Juste” au Sud-Soudan, est disponible en anglais ici : https://bit.ly/ASSN59

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